Maxou a eu des coliques très tôt ainsi qu'un reflux assez important. Dès son 10e jour de vie, il hurlait de 17h à 1h du matin. Je pense que c'est l'épreuve qui a été la plus dure pour nous. On se relayait à longueur de journée. Moi, le matin et jusqu'à 16h, papa de 16h à 2h du matin. J'allais me coucher à 19heure (parfois plus tôt tellement j'étais exténuée).

Les coliques n'ont pas d'origine clairement établies. Certains parlent de l'alimentation de la maman, d'autres d'une immaturité du système digestif du nourisson, d'autres d'air avalé durant les tétées que ça soit au sein ou au biberon. Quoi qu'il en soit, les coliques sont un calvère pour les parents puisque l'enfant pleurent de façon intenses, souffre de ballonnements et de gaz. Il se tortille dans tous les sens en hurlant, il s’étire puis il replie ses jambes pour ensuite les déplier.

Mon médecin généraliste refusait de traiter au prétexte qu'"un bébé ça pleure, c'est normal". Sauf qu'il ne pleurait pas, il hurlait non stop. Et nos coeurs de parents saignaient. Aucun parent digne de ce nom ne peut rester insensible face à la douleur que semble vivre sa progéniture. Et les cris de votre petit vient rapidement à bout de votre patience tant ils sont stridents.

"Tous les bébés ont du reflux, on ne va pas tous les traiter". Sauf qu'il regurgitait tant que je ne savais pas le coucher ou même bouger pendant plus d'1h sinon tout ressortait en jet.

Mon petit garçon ne souriait pas aux anges, n'entrait pas en communication avec nous tellement il était mal.

J'ai fini par me rendre aux urgences avec mon petit garçon de 20 jours pour vomissements en jet. Nous avons été hospitalisés 4 jours (ouf, je n'étais pas folle, la situation n'était pas normale). A la prise de sang, le pédiatre a vu une déshydratation heureusement sans perte de poids!

Maxime souffrait d'un important reflux (tous les enfants en ont, mais tous n'en souffrent pas autant) et d'importantes coliques. Le reflux entrainait des pleurs et un besoin important de tétées ce qui aggravaient les coliques. Pour se rassurer, il tétait et du coup, remplissait trop son petit estomac donc vomissait ce qui aggravait son reflux. Un beau cercle viscieux qu'il a fallu casser à coup de médicaments.

Nous avons enfin trouvé un médecin prêt à nous écouter, à entendre l'enfer qu'on a vécu. Non, notre enfant n'est pas difficile. Oui, il souffre. Oui, il faut le traiter. Durant l'hospitalisation, différents traitements ont été testés. Je suis rentrée avec mon petit garçon apaisé.

En attendant de trouver ma pédiatre en or, j'ai testé différentes astuces/remèdes de grand-mère pour apaiser mon petit bout de chou. Aucune ne fonctionne à 100% mais combinées nous avions de bons résultats.

  • La position panthère et marcher encore et encore. En gros, bébé dort avec son ventre posé sur votre avant-bras. Papa a usé le sol à force de le promener dans la maison dans cette position "anti-colique".
  • Instaurer une ambiance sereine et apaisante. Privilégier le peau à peau, le portage en écharpe, parler lui doucement. Eloigner le stress puisque votre petit est une véritable éponge émotionnelle. Penser à vous relayer un maximum pour être le plus apaisant pour lui.
  • Régime drastique si maman allaite. Plus de tomates, de protéines de lait de vache, d'oignons, d'échalote, de piment, d'agrumes, et j'en passe... L'avantage, c'est que j'ai rapidement retrouvé mon poids d'avant grossesse ;)
  • Le coussin chaud aux noyaux de cerise. Attention, pas de bouillote d'eau chaude, il y a de fort risque de brûlures!
  • La tisane au fenouil. Ici, l'enfer a été pour moi qui du coup m'engorgait puisque le fenouil stimule les montés de lait... Et que j'en avais déjà trop.
  • Surélever le matelas de bébé de presque 30°. Très impressionnant! Il y a des solutions de maintien dans les magasins de puériculture afin de minimiser les risques de retrouver votre petit bout en bas de son lit.
  • Un bon bain. Dès que Maxou touche l'eau, il s'appaise directement et se décrispe instantanément. Par contre, une fois hors de l'eau, les cris repartaient de plus belle dans 50% des cas.
  • Masser le ventre de votre enfant. Technique fortement plébiscitée par les pédiatres mais difficile quand votre enfant bouge dans tous les sens tellement il a mal.
  • L'oméopathie, je n'y ai jamais cru mais sur le coup, on a testé tellement on se sentait démuni. Et bien, le sirop Nuxil nous a bien aidé. Normal, c'est bouré de sucre (un calmant pour les bébés qui ne connaissent que le lait).
  • L'ostéopathie. Dès la première séance, nous avons senti notre petit plus apaisé. Il a eu droit à 4 séances qui ont aidé à chaque fois. Attention à bien choisir un ostéopathe qui soit à l'aise avec les nourrissons. C'est important que votre enfant se sente en confiance.
  • Allaitement en position la plus verticale possible, idem si votre enfant boit au biberon. Et n'oubliez pas le rot.

Surtout, il est important de trouver un professionnel de santé qui vous entende! Ce n'est pas parce que vous êtes sur les nerfs à cause des crises de coliques de votre petit que vous êtes de "mauvais" parents. Nous avons ressenti ça auprès de notre généraliste. Du coup, on n'y va plus pour bébé. On a choisi de nous rendre chez la pédiatre qui c'est occupé de Maxou durant son hospitalisation.

Maxime a été mis sous Zantac, Gaviscon, Nuxil, Infacol, Protectis (probiotiques) et Motilium le temps de casser le cercle viscieux. Actuellement, 6 semaines plus tard, il ne reçoit plus que le Zantac et de temps en temps du Gaviscon ou du Nuxil. Nous avons enfin un enfant apaisé qui souri et qui entre en communication avec nous.
L'infacol et le Nuxil sont deux produits luttant contre les coliques du nourrisson et disponibles sans ordonnance.

Si vous avez d'autres astuces/conseils, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires ;)